Niessen F., de Dinechin O., Repères chrétiens en bioéthique. La vie humaine, du début à la fin,

samedi 9 septembre 2017
par  Alain Mattheeuws

Niessen F., de Dinechin O., Repères chrétiens en bioéthique. La vie humaine, du début à la fin, préf. P. Verspieren, Paris, éd. Salvator, 2015, 15x23, 505 p., 29,50 €. ISBN 978-2-7067-1276-0, dans NRT 139 n°3 (2017) 497.

Niessen F., de Dinechin O., Repères chrétiens en bioéthique. La vie humaine, du début à la fin, préf. P. Verspieren, Paris, éd. Salvator, 2015, 15x23, 505 p., 29,50 €. ISBN 978-2-7067-1276-0, dans NRT 139 n°3 (2017) 497.

Dans ces questions complexes et délicates à la fois, s’employer à faire une synthèse ou un état de la question, relève d’un réel courage ou d’une certaine confiance dans la bienveillance du lecteur. Le pari des auteurs nous semble réussi car, en langue française, il n’y a pas de nombreux ouvrages qui puissent susciter ainsi l’intérêt et promouvoir un réel enseignement. L’ouvrage est long à lire, mais il est accessible non seulement dans le tout, mais dans les parties. On peut lire une question précise sans entrer dans d’autres thématiques. Par ailleurs, l’horizon de la Bioéthique est bien ouvert : de l’origine à la fin de vie en passant par le don d’organes et le statut du corps humain dans le temps.
La mise en situation de la Bioéthique est stimulante (c.1). Le développement des problématiques intègrent le début et la fin de vie. Nous avons été particulièrement intéressés par le chapitre sur le « statut de l’embryon » même si les écrits de sagesse auraient pu être convoqués plus amplement dans l’argumentaire. Les débats qui accompagnent les étapes de la vie humaine sont clairement synthétisés. On lira avec attention ce qui concerne « l’enfant qui se fait attendre » (c. 6°) et les questions posées par les soins périnataux (c.15). Le c. 10 sur les neurosciences est un tremplin pour aborder les nouveaux défis d’aujourd’hui : transhumanisme, robotisation de l’être humain etc. La réalité du « soin » est bien présente dans l’analyse des situations. La prise en compte de la souffrance humaine est bienfaisante. Comment la relier au mystère pascal dans un langage plus anthropologique et philosophique ? Cette démarche n’est pas simple : on en voit la difficulté dans le c. 2 sur « la contribution de la foi chrétienne à la bioéthique ». Dans un manuel de bioéthique aussi développé, on sera heureux de constater que le langage de l’Ecriture sainte n’est pas absent et qu’il peut « donner » sens à la réflexion éthique et aux considérations de sagesse. Voilà une route délicate pour l’avenir d’une réflexion chrétienne qui cherche à articuler la raison humaine et la foi.

Alain Mattheeuws s.J.


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