DE MALHERBE B., Amour et transmission de la vie dans Amoris laetitia

mardi 27 février 2018
par  Alain Mattheeuws

DE MALHERBE B., Amour et transmission de la vie dans Amoris laetitia, Paris, Parole et Silence, 2016, dans NRT 149 n °1 (2018) 128-129.

DE MALHERBE B., Amour et transmission de la vie dans Amoris laetitia, Paris, Parole et Silence, 2016, dans NRT 149 n °1 (2018) 128-129.
Concentré sur les deux chapitres centraux d’Amoris laetitia, cette étude rend compte du lien entre l’amour et la transmission de la vie. Le berceau de tout être humain ne doit-il pas être l’union conjugale des époux qui s’aiment ? L’amour n’est pas une fin ou un bien du mariage : il en est l’âme lors du consentement des époux et dans la durée du sacrement. C’est un chemin d’alliance (c.1) dans lequel le Seigneur stimule « la croissance, la consolidation et l’approfondissement de l’amour conjugal et familial » (AL n°89). De manière succincte, l’a. reprend les éléments concrets de l’amour dans la relation. Il souligne les expressions du pape lui-même. Il montre la positivité et le défit des crises. L’amour suppose et développe une « sagesse » de vie. L’amour est une grâce qui « ouvre à la grâce » (p.23). L’accroissement de la vie morale passe par l’amour.
Cet amour est personnel. Il présente des traits spécifiques dans le mariage (c.2). Il est charité dès lors qu’il vient de l’Esprit de Jésus. Il est « spirituel et oblatif, amical et tendre, érotique et passionné ». Il porte des fruits. Ces qualificatifs de l’amour sont développés dans l’exhortation. D’une plume alerte, avec les mots du pape, l’auteur leur donne un visage vrai et joyeux. Cette catéchèse sur les fruits de l’amour-charité ouvre les horizons infinis du bien à faire en famille dès lors que la charité du Christ habite l’amour des époux.
Le mariage n’est pas « un chemin spirituel au rabais » (p.59). Il est une vocation à part entière. Il est le lieu et le temps d’une union profonde à Dieu (c.3). La famille est une église domestique. Elle a une mission. Elle est « l’icône de l’amour de Dieu pour nous » (p.62). Elle est le lieu de l’accomplissement des promesses divines dans le « hic et nunc » familial. L’amour apparaît ainsi comme « fécond » (c.4). Il donne vie. Il donne la vie. Cette fécondité est comme par surcroît. Elle est « dans la logique de la surabondance du don » (p.70).
En ce qui concerne la régulation de la fécondité dans la transmission de la vie, le pape redit l’essentiel sans ajouter de nouveaux développements. Il souligne l’importance d’une pédagogie adaptée aux couples. L’insistance du pape « est plutôt sur l’accueil d’une nouvelle vie » (72). Cette responsabilité de la fécondité est « une liberté inviolable » des époux qui sont appelés à discerner. Quelques passages sur l’attente de l’enfant pendant la grossesse sont très suggestifs de cet amour de la vie. L’enfant est signe de la gratuité de tout amour. Cet accueil de l’enfant se prolonge dans la tache éducative
Ce livre, précis et de lecture aisée, nous aide à nous familiariser avec le texte de l’exhortation et à intégrer des points délicats de la vie conjugale et familiale.

Alain Mattheeuws s.J.



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