POUZIN BENOÎT, Je fais le plus beau métier du monde

mardi 15 mai 2018
par  Alain Mattheeuws

POUZIN BENOÎT, Je fais le plus beau métier du monde, Paris, Emmanuel, 2017, dans NRT 140/2 (2018) 340.

POUZIN BENOÎT, Je fais le plus beau métier du monde, Paris, Emmanuel, 2017, dans NRT 140/2 (2018) 340.
Etre prêtre et être heureux n’est pas impossible. De nombreux prêtres en témoignent silencieusement. D’autres, comme l’auteur, prennent la plume et nous racontent à la fois les racines de leur vocation et leur style de vie donnée à un peuple en paroisse. Lié à la musique (en famille, dans Glorius) et à diverses activités de jeunesse, la vocation, dit l’auteur, suppose un élan mais toujours une « conversion » et un amour fou du Christ. Se tourner vers le Christ pour qu’Il nous envoie : c’est la joie du don.
Etre prêtre, c’est entrer dans un univers de joie par une « vie simple et bien remplie ». Cette joie traverse aussi des souffrances car la vie d’un prêtre n’est pas un long fleuve tranquille. Les propos de l’auteur sont directs, simples à comprendre : il nous partage un art de vivre, de choisir la vie et aussi de mener une vie équilibrée. Ses conseils pour la prière sont heureux et accessibles aux jeunes. La manière d’affronter la solitude dans un don de soi qui vise non pas l’isolement mais la fraternité est assez réaliste et suggestive.
D’autres prêtres liront aussi avec intérêt le chapitre consacré à la vie de Dieu et aux sacrements. Comment l’auteur vit-il personnellement ces sacrements et surtout comment, comme prêtre, il est disponible et s’attache à les vivre dans la bonté et la miséricorde avec ses frères et sœurs. Ce parcours du « septénaire » est un bel horizon du « travail du prêtre ». Ce beau partage montre aussi l’importance du prêtre au service concret du peuple de Dieu. Des jeunes y verront de manière plus lumineuse à quoi « les prêtres passent leur temps ». Si le sacerdoce n’est pas un métier comme un autre, il est dans la vie apostolique un signe visible d’un service dont chaque génération doit prendre les repères sociaux et ecclésiaux.
Un tel livre est aussi un appel car « Jésus appelle » toujours à donner sa vie. Pour discerner cet appel, la réflexion, la prière, la vie des sacrements, le témoignage, et la lecture peuvent être une aide précieuse. Ce livre peut atteindre ainsi de nombreux cœurs et donner un visage plus paisible de ce qu’est tout prêtre, serviteur de Dieu en son Eglise.

Alain Mattheeuws s.J.



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