Louis de Gonzague

Tuesday 21 June 2022
by  Alain Mattheeuws

St Louis de Gonzague (Rm 12, 1-21 ; Ps 130, 1-3 ; Mc 10, 23b-30)

Jean-Baptiste le précurseur est celui qui prépare le chemin du Sauveur. Il le fait de belle manière dans ce récit de vocation : par le regard posé sur Jésus et par sa parole prophétique « voici l’Agneau de Dieu ». Pas de publicité disproportionnée, une indication personnelle et le chemin vers Jésus est ouvert. Mais une indication précise et un abandon humble face à Celui dont il ne peut pas délier la sandale. Toute vocation s’éclaire dans un dialogue interpersonnel avec Jésus. Le chercher, c’est le trouver avec l’aide d’autrui qui souvent représente l’Eglise. Le suivre, c’est découvrir là où il demeure. Jésus leur dit : « venez et vous verrez ». Sa demeure est un chemin, sa demeure c’est Lui, sa demeure est son cœur que nous allons fêter ce vendredi.
Dès lors, en suivant Jésus et les indications de Paul aux Romains, l’homme est invité et est capable d’offrir toute sa personne et toute sa vie à l’amour. Et Paul donne les traits liturgiques de ce don : s’offrir en sacrifice saint, vivant pour le plaisir de Dieu lui-même. Cette analogie avec l’eucharistie nous montre comment nous pouvons être aussi la joie de Dieu et vivre en « adoration véritable ». Le culte « logique, cohérent, vrai et spirituel », c’est se laisser transformer par Dieu lui-même en tout ce que nous sommes et en tout ce que nous faisons. Aucune vie de saints et de saintes ne se ressemblent, mais pour tous, leur élan est une remise totale d’eux-mêmes au Seigneur et la perception que tout leur univers peut avec eux louer le Seigneur et lui être rendu. Toutes leurs actions sont cadrées par cette remise de soi et l’offrande du réel dans lequel ils vivent et qui pour chacun est bien différent, selon les époques et les lieux.
Paul nous invite à entrer dans cette dynamique joyeuse qui suscite le respect les uns des autres et qui laisse « jaillir simplement l’Esprit ». Chercher la simplicité, faire le bien en toutes circonstances, tenir bon, accueillir, tout cela n’est pas l’énoncé d’un nouveau code de morale, mais une expression de la suite confiante du Christ qui nous appelle à chaque instant à faire le bien et parfois davantage.