S’approcher de la sainteté par l’exercice de la liberté

vendredi 1er juillet

S’approcher de la sainteté par l’exercice de la liberté
Dieu nous aime : il nous l’a dit en Jésus Christ son Fils. Il nous l’a prouvé par sa vie, sa mort et sa résurrection. Dieu nous appelle à l’aimer et à aimer nos frères. C’est un appel, une demande, une invitation. L’homme est appelé et il lui revient de répondre. Et la réponse se cristallise dans une vie donnée, offerte : dans un temps et un lieu bien précis. Pour être plus juste encore, cet appel est dans le présent de nos vies : hic et nunc. C’est ici et maintenant que cet appel résonne. Nous savons que nous avons à apprendre à aimer, mais nous ne devons pas attendre de « bien savoir aimer » pour aimer ! L’apprentissage de l’amour est déjà un acte d’amour. Beaucoup de saints nous y invitent : aimer dans le présent, répondre immédiatement à cet appel, ne pas attendre le lendemain pour être parfait ou pour s’en soucier. L’appel est pour aujourd’hui : il concerne l’homme tel qu’il est mais jamais sans sa liberté.
On n’aime pas seulement par habitude, par coutume, par ignorance. Aimer renvoie toujours à notre cœur profond éclairé par sa conscience et animé par sa liberté personnelle. La vie d’amitié avec le Christ n’est pas un discours, une loi, un contrat, mais une grâce. Nous espérons être avec Lui et le rester à tout instant. Ainsi est-il important de saisir que, dans cette communion, la liberté est décisive. Dans certaines situations, il ne nous est pas possible d’exprimer toutes nos virtualités ou d’user de toutes nos facultés (nous savons que la mémoire diminue avec le temps qui passe !), mais nous restons libres. Dans certains cas, il est décisif de poser un acte de consentement le plus libre possible. Dieu appelle, Dieu demande quelque chose, nous répondons librement à sa volonté : ainsi, nous sommes et nous restons en communion personnelle avec le Dieu trois fois Saint dans des circonstances parfois bien différentes, parfois même dans le péché regretté.
La sainteté surgit au mieux dans l’adéquation entre la volonté de Dieu et la nôtre. Si Dieu nous invite et que nous répondons, nous ne sommes pas « hors de Lui », mais « avec Lui ». Parfois il n’est pas facile de connaître sa volonté, mais le plus souvent nous pouvons la discerner. Dans cette alliance des volontés, nous formons une communion avec Dieu lui-même : cette communion nous garde en paix et en joie. Nous parvenons ainsi à connaître la volonté de Dieu et nous la faisons. Cette communion est une attestation de la sainteté que nous vivons : nous parvenons à ne faire que ce qu’il veut : par amour et dans l’amour. Telle est l’obéissance de la foi. Il ne s’agit pas dans ces cas de se conformer à une loi extérieure, ni de grandir dans une vertu particulière, mais d’être de manière précise dans le dessein de Dieu. Sa grâce nous envahit, nous fortifie, irrigue notre existence toute entière. Cette grâce est sanctifiante : elle nous met avec le Fils Jésus. Il nous suffit d’accorder librement notre volonté à ce que nous pressentons de la volonté divine. C’est ainsi que s’opère dans l’histoire humaine la divinisation de tout enfant de Dieu. C’est ainsi que se réalise la perfection de l’inhabitation de Dieu en nous. La sainteté n’est pas la recherche d’une perfection des facultés, des dons naturels, des dons spirituels, des vertus acquises ou désirées. La sainteté est cette correspondance libre et intime, à chaque instant, entre le désir de Dieu et le nôtre.



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