Homélie 22 septembre. Pr 21,1-13 ; Ps 118, 1.27 ; Lc 8,19-21
Le livre des Proverbes nous transmet le plus souvent des conseils ou nous décrit les modes d’action de la sagesse. Aujourd’hui, il nous décrit ce qu’est l’homme juste. C’est le cœur du Roi dont le Seigneur dispose comme un canal d’irrigation qui peut être la source de la sagesse de son peuple. L’homme juste est un homme droit. Il s’attache à la droiture dans les paroles et dans les actes et puis s’en remet à Dieu qui pèse les cœurs. Le jugement ultime relève de Dieu. Mais le Seigneur nous parle aussi à travers la conscience qui cherche à vivre du droit et de la justice. Le livre des proverbes valorise ceux qui cherchent et qui discernent le chemin à prendre. Nos bonnes habitudes nous font du bien. Elles ne doivent pas devenir une routine, mais toujours mettre notre esprit d’observation en route. D’ailleurs la réalité humaine est souvent complexe et elle nous invite aussi à réfléchir et à discerner : acquérir la sagesse est une grâce mais aussi un travail.
Dans l’Evangile, Jésus réaffirme une priorité sans nécessairement mépriser les liens de la chair. Les liens avec le Christ ne sont pas d’abord fixés par le sang ni par les coutumes chrétiennes. Ces liens naissent et se développent dans l’écoute et l’observation des effets de la Parole de Dieu. Car la parole est créatrice. Quand les psychologues nous partagent qu’il vaut mieux encourager un enfant que de critiquer ses erreurs, ils mettent en lumière un effet de la parole humaine. Nos paroles construisent ou détruisent. La parole de Dieu mise en pratique nous fait ressembler à Jésus qui est le Verbe fait chair. Une invitation nous est faite aujourd’hui : quelles sont les paroles de Jésus qui nous ont fait grandir ou nous font encore grandir ? Ouvrir son cœur à la vérité énoncée par le Christ, la vivre. Pour en faire l’expérience, exerçons notre mémoire : par exemple il est intéressant de demander à la sortie d’une messe le dimanche quel était l’évangile du jour. Souvent ces paroles sont déjà tombées dans l’oubli. Pour vérifier ce que dit Jésus, exerçons-nous à retenir son évangile chaque jour ou chaque dimanche.