Basile et Grégoire. 1 Jn 2,22—28 ; Ps 97, 1-4 ; Jn 1, 19-28
Nous avons été certainement éblouis par le chant des anges, par la venue des bergers, par l’adoration silencieuse de Marie et de Joseph : l’Enfant Dieu est bien né. Cette grâce reçue demeure en nous, mais elle ne peut pas occulter la contestation de la divinité de Jésus autour de Lui et même en nous. Ce qui a été commencé par Hérode se poursuit dans le temps. C’est pourquoi Paul nous encourage : « que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement ». C’est la condition pour connaître le Père et avoir la vie éternelle : reconnaître le Fils.
L’anti-Christ n’est pas un personnage illustre et mythique qui s’oppose au salut, même si l’apocalypse parle du Dragon. L’antichrist, c’est celui qui nie que « Jésus soit le Christ ». Le salut est-il possible en Christ ? Le Fils nous introduit-il dans l’amour du Père ? Ou bien nous faut-il chercher ailleurs ? A chaque époque, des discours et des gestes nient l’existence et la venue du Sauveur. Autant les discerner pour s’en prévenir. Nier la présence de Dieu en nous et dans le monde, c’est introduire la mort dans le monde au lieu d’y laisser grandir la vie éternelle. Paul nous convie fermement à demeurer dans l’onction de vie et à attendre le jour de sa pleine manifestation.
Et l’Evangile nous décrit l’humilité de Jean-Baptiste et sa manière de reconnaître la venue du Sauveur et de la décrire. Ses propos sont fermes et ils nous indiquent qu’il n’est pas le Christ ni le prophète Elie, mais celui qui prépare les chemins en criant dans le désert. Cet appel à la conversion est pour tous les temps : le baptême dans l’eau, parfois certains exorcismes, prépare le baptême dans l’Esprit. Changer de vie, c’est se préparer à la vie éternelle. Mais seul le Sauveur nous place au cœur du Salut. Seul le Sauveur assure notre cœur d’aujourd’hui de communier déjà à la vie éternelle.