Le 12 février. 1 R 11,4-13 ; Ps 105, 3-40 ; Mc 7,24-30
Relire la vie de Salomon, c’est passer de l’émerveillement du don de sagesse à la perte de cette sagesse dans le flux de la richesse, des honneurs, de l’orgueil. A la fin de son règne, il s’est bien éloigné de son Dieu pour sombrer dans un relativisme des divinités. N’est-il pas devenu esclave de nombreuses idoles ? « Le Seigneur s’irrita sur Salomon parce qu’il s’était détourné du Seigneur Dieu d’Israël ». Malgré des avertissements, Salomon est devenu aveugle sur sa mission et le respect du Droit de Dieu : ce dernier lui indique les conséquences personnelles et pour son peuple. Ce qui est émouvant cependant dans l’énoncé de ces sanctions, c’est l’indication de la miséricorde : à cause de David ton père, « je ne ferai pas cela durant ta vie ». David, dont les textes du livre de Samuel n’ont jamais manqué de montrer les faiblesses et les péchés, reste l’élu, l’intercesseur, celui qui a régné et instaurer la paix : un grand roi d’Israël. Il est bien la figure familiale de tous ceux et celles qui prient, témoignent pour les autres et sans être parfaits, portent la vie de l’humanité et tous ses égarements. Pensons à ces vies inutiles en apparence des moines et des moniales dans leur solitude.
Quand la sagesse de Dieu et celle des hommes se conjoignent dans une confiance radicale et dans la présence d’une présence divine parmi nous, nous pouvons assister au récit de l’Evangile. Ce deuxième tableau va nous donner une leçon d’humilité. Cette femme qui vient intercéder pour sa fille est persévérante. Elle sait « demander la grâce » et finalement elle l’obtient. Elle a foi dans l’action de Jésus même si elle ne comprend pas ses arguments, mais elle a une puissance d’intercession qui nous fait penser à celle d’Abraham pour les pécheurs. Ici, elle demande la guérison. Elle trouve une image saisissante d’humilité. Elle est pauvre, vraie et humble : ce sont les conditions qui obtiennent tout de Dieu. Faisons comme elle.