Le 4 février 2026 : 2 Sm 24,2-17 ; Ps 21, 1-7 ; Mc 6,1-6
L’intention de David n’était pas pure : faire le recensement du peuple, c’est assurer son autorité et savoir aussi quelle est l’étendue de son pouvoir. David voulait s’assurer de son « bien ». C’est un acte du roi, mais un roi qui prend la place de Dieu, le véritable roi d’Israël. Après ce recensement, David se rend compte de son péché. Ne voulait-il pas la place de Dieu ? Il avoue son péché. Et le Seigneur lui répond par le prophète Gad. En le laissant choisir son châtiment, l’auteur du livre met en évidence la profondeur du repentir de David. Il nous livre une réflexion forte de David : « Tomber dans les mains de Dieu vaut mieux que subir la violence humaine ». Il pressent que le Seigneur n’a pas le cœur aussi dur que celui des hommes. Et David de dire que sa responsabilité est engagée et qu’il convient que le châtiment lui soit imputé. Dans ces récits, surtout dans les livres de Samuel, les faiblesses et les péchés de David ne sont pas cachés ou niés. On découvre ainsi comment l’histoire d’Israël chemine petit à petit dans la notion du pardon et la prise de conscience de la faute envers Dieu et les autres. Dans cette Révélation nous irons ainsi jusqu’à la parabole de la miséricorde en saint Luc dans laquelle le Seigneur est prêt à tout pardonner et à restaurer ses fils dans leur être de fils. Et les premières paroles du psaume le confirment : « Heureux l’homme dont la faute est enlevée et le péché remis » dit ce psaume 31.
ce soit pour le pardon ou pour la reconnaissance de l’identité du Christ, un acte de confiance est nécessaire. Le retour de Jésus décrit dans l’Evangile nous indique combien il est difficile pour les habitants de Nazareth de reconnaître en Lui non seulement la main de Dieu mais sa personne divine. Nous sommes devant un exemple d’aveuglement. A force de ne regarder que les éléments extérieurs, on ne reconnaît pas la source et l’identité de l’action de Jésus. Les contradictions et les énigmes qui surgissent à propos des paroles et des gestes de Jésus sont liés à la superficialité du regard que l’on pose sur Lui. Il nous reste à demander à l’Esprit d’ouvrir vos yeux et notre cœur au mystère de la présence du Sauveur en nous et autour de nous. Un des moments où nous sommes spécifiquement appelés à le faire est dans la prière eucharistique où nous entendons ces paroles : « par Lui, avec Lui, et en Lui ». Que ces paroles s’accomplissent dans nos vies.