Le 7 août. Nahoum 2,1-7 ; Dt 32,39c ; Mt 16, 24-28
L’être humain est un être de désirs. Dans le Principe et Fondement des exercices, Ignace nous invite, après prière et réflexion, non pas à nier les désirs à la manière bouddhiste, mais à « désirer et à choisir uniquement ce qui nous conduit à la fin de notre vie ». Trouver une signification à notre vie, c’est « ordonner » ses désirs en référence avec le Christ. Chercher à sauver sa vie en dehors du Sauveur, c’est risquer de se perdre. Le Christ est bien la référence centrale. « Qui perd sa vie à cause de moi la trouvera », nous dit-il encore aujourd’hui dans l’Evangile.
Ces paroles fortes du Christ situent les enjeux de toute vie humaine. Notre liberté est toujours présente mais comme baptisé, il nous faut la situer par rapport à l’appel du Christ, dans la conformité à la vie qu’il a menée et à laquelle il nous invite fraternellement. La parole du Christ aujourd’hui est assez claire : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ». La vie chrétienne n’est pas un long fleuve tranquille !
Aimer le Christ est une grâce : on l’aime pour le suivre et aller jusqu’au bout. Demandons cette grâce car elle est la clé du bonheur. Pendant qu’ils étaient à Paris, Ignace et François Xavier menaient une vie bien différente. Ignace a souvent répété à son compagnon un peu mondain : « Quel avantage, un homme aura-t-il à gagner le monde entier si c’est au prix de sa vie. Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? ». C’est ainsi que François Xavier se laissa convertir. Laissons retentir cette phrase dans notre cœur.